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Découvrez Min tchot leu, nouvel ouvrage de Marie-Madeleine Duquef...

Por chés tchots pis chés viux |
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Amassoér de Marie-Madeleine Duquef
Amassoér n'est plus disponible, le tirage est épuisé
| Dictionnaire Picard - Français et Français - Picard Un dictionnaire mais aussi une oeuvre littéraire, recueil des petites histoires du quartier Saint-Leu, ouvrier et populaire. |
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Un amassoir de Picard, c'est notre parler entassé dans un livre, avec les bavardages des femmes de chez nous, leurs histoires de ménage, leurs peines, leur gaîté, leur méchanceté, leur bonté, tout ce que j'écoutais quand j'étais une petite enfant de Saint Leu à Amiens.
In amassoér éd Picard, ch'est nou parlache infitchè dains in lif'e, avu chés diries d'chés "blancs-bonnets", leus hisoéres éd ménache, leus pengnes, leus dgeaitè, leu ma-woés'té, leu boin-n'té, tout éch qué j'acoutoés quand qu'j'étoés tchotte nasue.
L'auteure
Marie-Madeleine Duquef est née en 1922 à Amiens, rue Fernel, dans le quartier Saint-Leu. En 82 ans son plus long séjour hors de son quartier natal n'a duré qu'un mois, c'était pendant l'exode de 1940. Depuis, elle n'a pour ainsi dire plus quitté la rue Bélu où elle vit aujourd'hui.
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Sa passion pour le picard vient des souvenirs de sa mère, petite bonne chez sa tante riche qui recevait à sa table Jules Verne, l'évêque d'Amiens et l'écrivain Édouard David ; c'est surtout de ce dernier dont sa mère lui parlait. Pour ses sept ans, la grande-tante lui fit cadeau du livre d'Édouard David "Marie-Chrètienne" écrit en picard et dont les illustrations lui rappelaient sa mère, ses voisines et les maisons de son cher quartier Saint-Leu.
18 ans en 1940, ce fut pour elle la guerre, la défense passive, la Croix Rouge et les hôpitaux. A la libération, elle exerce son métier de maîtresse d'éducation physique auprès des jeunes filles dans presque tous les établissements privés de la ville et ce jusqu'à sa retraite en 1982.
Grâce aux Emmaüs installés au Sud d'Amiens dans les années cinquante, elle constitue une importante collection régionale de livres et de cartes postales. Dans les années quatre-vingt et quatre-vingt-dix, elle organise à partir de ce fonds des expositions thématiques sur les quartiers Saint-Leu et Saint-Germain qui furent accueillies au musée postal et à l'église Saint-Leu d'Amiens.
Au début des années quatre-vingt, l'Office Culturel d'Amiens et Laurent Devisme se mirent en quête de textes picards. Marie-Madeleine Duquef répond à l'appel ainsi que quelques autres qui formèrent avec elle, le noyau dur de "Chés Diseux d'à ch'teure" : Jean-Pierre Calais, Pierre Duquet, Pierre Deglicourt... Les veillées se succédèrent chez "Chés Cabotans", avec un public bon enfant.
Sa mémoire défaillante l'incita à rassembler dans un petit recueil, mots et expressions. Encouragée et aidée par ses amis Diseux, Jean-Pierre Calais et Pierre Deglicourt, le recueil devint en 1994 "Ch'l'Amassoér", édité à compte d'auteur en deux volumes. Cette première édition fut vite épuisée. | 
"Viens-y point m'prein-ne min solel,
pach'qu'alorss, bè à ti t'brongne !"
Rue Fernel : in nasu cheint por cheint !
"Ne viens pas me prendre mon soleil (tournesol)
parce qu'alors, prends garde à ta figure !"
Rue Fernel : un enfant de Saint-Leu cent pour cent ! |
En 2004, Marie-Madeleine Duquef rencontre Philippe Leleux qui souhaite rééditer l'ouvrage. Une nouvelle édition qui est pour Tchotchotte l'occasion de faire la mise à jour de son dictionnaire.
"Ech l'Amassoér ch'est in if'e qu'i l-est droldémeint bien, pis j'm'y con-noés : ch'est mi qu'jé ll'ai foét !"
"L'Amassoir est un livre qui est drôlement bien et je m'y connais c'est moi qui l'ai fait !" |